La presse papier a encore des atouts

Le print est mort.
En 2015, plus aucun journal ne sera imprimé.
Un magazine vend plus sur Internet qu’en kiosque…

Tout a été dit ou presque pour annoncer la fin de la presse papier. Mais entre le fantasme du tout numérique et la réalité du marché et des lecteurs de la presse, il y a peut-être encore une marge.

Encore et toujours des idées reçues

 

L’étude Print + Digital, 3ème édition d’une enquête annuelle menée par le Syndicat des Éditeurs de Presse Magazine Marketing et Publicité met à bas quelques idées reçues.

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Déjà en 2012 l’étude montrait l’évolution des habitudes de lecture à l’inverse de quelques légendes urbaines. Ainsi, si les versions digitales progressaient, ce n’était pas au détriment de la version papier. Cette dernière progressait même de 1% pour atteindre 50 millions de lecteurs tandis que la presse numérique (à savoir la version dématérialisée des journaux imprimés) comptait 21 millions de lecteurs avec une croissance de 7%.

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Cette étude, menée auprès de 6500 personnes montrait également que 76% des lecteurs numériques souhaitaient partager les articles et 34% le faisait par le biais des réseaux sociaux. La presse numérique était donc, en 2012, dans une phase de conquête de nouveaux lecteurs plutôt que dans la destruction du lectorat print.

 

 

En 2013, l’étude a cherché à savoir comment la presse magazine a su développer de nouveaux savoir-faire et développer de nouveaux supports – vidéo, réseaux sociaux… L’étude montre que les éditeurs de presse magazine ont développé plus de 300 applications différentes afin d’assurer sa diffusion digitale et que le nombre d’exemplaires en version PDF a dépassé les 33 millions (chiffres OJD).

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Les lecteurs de ces versions apprécient particulièrement les contenus enrichis et approfondis (à plus de 70%) et toujours la capacité à partager les informations (74%). Mais l’étude montre également que la publicité est particulièrement visible sur ces supports numériques, avec des taux de pénétration supérieure à ceux de la télévision par exemple. Le mix print + digital parvient à créer l’envie de consommer pour 58% des sondés (contre 38% pour la télévision) d’autant que la publicité mène au site de l’annonceur dans plus de 60% des cas (on ne peut pas encore cliquer sur la TV).

L’étude 2013 Print + Digital a été menée auprès de 88 195 adresses électroniques avec un taux de retour exploitable de l’ordre de 10%, 8 754 interviews exploitables.

Le papier n’est pas mort, il se réinvente…

L’étude en version numérique sur http://www.wobook.com/WBE17Eb6dl7g/APPM/STORYBOARD_FILM01.html
http://www.pressemagazine.com/breves/etude-printweb-3-la-reinvention-magazine.html





 

 

La presse papier a encore des atouts